L’atelier parisien d’urbanisme – APUR publie le premier atlas de la Métropole du Grand Paris.

Le recueil de plus de trois cents cartes, réalisé par les équipes de l’atelier avec ses partenaires croise les disciplines aménagement, géographique, environnement, économie, sociale, techniques,… sur le périmètre des 130 communes qui composent la métropole. Les différentes cartographies dialoguent avec un corpus de données et de statistiques pour territorialiser des phénomènes, révéler les grandes dynamiques urbaines et humaines et mettre en comparaison le Grand Paris avec d’autres métropoles françaises ou internationales. Certains sujets dépassent d’ailleurs largement les limites administratives.

Dans le cadre de cet ouvrage; l’APUR a choisi de publier une analyse des comportements des départs des Parisiens et ressortissants de l’Ile de France à destination des zones balnéaires métropolitaines, à partir des données de Citiprofile portant sur la semaine du 15 août 2024.

Si nombre d’habitants de la métropole part en congés estivaux, une part significative n’a pas les moyens de partir. Entre une et quatre personnes sur dix ne partiraient pas en vacances selon les estimations nationales et régionales, malgré plusieurs dispositifs d’aide aux départs aux vacances, nationaux comme locaux, en particulier à destination des familles et des jeunes : chèques vacances (départ 18-25), aides financières de la Caisse des allocations familiales (Vacaf) et des unions départementales des familles, de la Ville de Paris (Paris Jeunes Vacances), dispositifs dans les quartiers prioritaires et populaires (dispositif Ville Vie Vacances, aides en lien avec les Cités éducatives, colonies de vacances organisées en Seine-Saint-Denis)…

Pour celles et ceux qui partent pendant l’été, les destinations balnéaires sont souvent privilégiées. Les données issues de solutions d’analyse des flux de personnes sur les territoires permettent d’identifier, de façon agrégée et anonymisée, les lieux préférés de ces « Parisiens » en congés. Pendant la semaine du 12 au 18 août 2024, les littoraux les plus proches sont fortement investis.

La Normandie, la Bretagne nord et le littoral vendéen et ligérien concentrent une part importante des séjours estivaux. Les Côtes d’Albâtre, de Nacre et Fleurie (incluant Étretat, Dieppe, Deauville ou Cabourg), la Côte d’Émeraude autour de Saint-Malo et Dinard, ainsi que la Baie du Mont-Saint-Michel (Granville, Jullouville) enregistrent des taux de présence compris entre 8 % et 10 %. Cet ensemble littoral constitue un arc de destinations accessibles, familières et fortement attractives.

Sur la façade atlantique, les flux se répartissent entre plusieurs ensembles touristiques majeurs : la Côte de Jade et la Côte de Lumière (Pornic, Les Sables-d’Olonne), la Côte d’Amour (La Baule), la Côte des Mégalithes (Carnac, Quiberon) ou encore la Côte Basque (Saint-Jean-deLuz, Biarritz).

Sur le littoral méditerranéen, la fréquentation demeure importante en volume mais plus modeste en proportion, généralement autour de 4 % à 6 % des visiteurs selon les zones. Plus à l’ouest, les rivages languedociens et camarguais (La Grande-Motte, Palavasles-Flots, Le Grau-du-Roi) ainsi que la côte catalane (Argelès-surMer, Collioure) se caractérisent par une fréquentation plus diversifiée, intégrant une part notable de visiteurs nationaux et européens.

En marge du littoral, quelques destinations lacustres se distinguent ponctuellement, notamment autour du Léman où la part francilienne atteint 20 %, ou d’Annecy dans des volumes toutefois plus réduits. Et, l’ensemble de ces « Parisiens » à la plage participent dans une représentation où la métropole dépasse les limites administratives et désigne un grand bassin de vie partagé.

Source: https://www.apur.org/fr/open-data-cartes/cartotheque/atlas-metropole-grand-paris

 

CitiProfile comme outil d’aide à la décision sur les questions de mobilité et d’environnement

Les analyses réalisées par CitiProfile offrent une vision précise et exploitable pour les décideurs publics, en identifiant la localisation, la temporalité et l’origine des visiteurs. Ces informations sont essentielles pour répondre aux enjeux liés à la gestion des espaces naturels côtiers. Par exemple, les données collectées permettent de guider les politiques publiques dans les domaines suivants :

  • Protection des territoires sensibles : En identifiant les plages les plus fréquentées, les collectivités peuvent prioriser les zones nécessitant davantage de mesures de préservation, comme la surveillance des comportements nuisibles et la mise en place de restrictions d’accès sur les plages vulnérables.
  • Optimisation des ressources : Les flux de mobilité identifient les moments où la fréquentation est la plus élevée, ce qui permet de mieux gérer les infrastructures (services de secours, gestion des déchets) et d’améliorer l’accessibilité des zones sensibles.
  • Préservation de l’attractivité économique : En comprenant les plages les plus attractives et les raisons de leur succès, les collectivités peuvent adapter leur stratégie touristique pour soutenir l’économie locale tout en protégeant les espaces naturels contre la surfréquentation.

Contrairement aux méthodes traditionnelles, comme les comptages manuels ou les éco-compteurs, CitiProfile utilise des données géospatiales d’une grande précision, permettant une vue d’ensemble des flux de visiteurs. Cette approche permet aux gestionnaires de mieux appréhender les dynamiques complexes des espaces naturels tout en prenant des décisions éclairées et adaptées aux réalités locales.

En somme, cette étude démontre qu’une gestion proactive, fondée sur des données précises, est essentielle pour répondre aux défis de la surfréquentation et du changement climatique. Elle fournit aux collectivités locales des outils efficaces pour concilier développement touristique et préservation des environnements fragiles.

À votre service pour analyser la démographie et les flux de visiteurs sur vos territoires !

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